Le saviez-vous ?

Vous qui travaillez dans le pôle d’activités d’Aix-en-Provence, vous empruntez quotidiennement des rues aux noms célèbres. Certains vous sont familiers, d’autres moins connus ou pas du tout…

Après un tour dans la zone historique du Pôle d'Activités, continuons notre chemin...

 

Perpendiculairement aux rues Jean Perrin et Mayor de Montricher se trouvent les rues Bessemer et Berthier.

Sir Henry Bessemer (1813-1898) fut cet industriel britannique qui mit au point un procédé de transformation de la fonte en acier.

Pierre Berthier (1782-1861) fut ce minéralogiste et géologue français qui découvrit la bauxite (aux Baux de Provence exactement). Elève puis professeur à l’Ecole des Mines, il enseigna la docimasie.

Si vous l'ignorez, la docimasie désigne en chimie l’étude des minerais et plus particulièrement la qualité et la quantité de métaux utiles qu’ils contiennent.

Nous voici maintenant à La Robole avec la rue Auguste Comte (1798-1857.)

Cet illustre philosophe français, après avoir prôner le culte des sciences exactes dans sa théorie du Positivisme fut amené à la fin de sa vie à fonder une curieuse « religion de l’humanité », sorte de religion sans Dieu où la déesse de l’humanité est constituée de « l’ensemble des êtres passés, futurs et présents qui concourent librement à perfectionner l’ordre universel. »…. Cela à la suite du chagrin que lui causa la mort d’une femme très aimée, une certaine Clotilde de Vaux.

Proche de la rue Auguste Comte voici : la rue Pierre Duheim (1861-1916) du nom de ce physicien-philosophe spécialiste de la thermodynamique. Anti-républicain et catholique pratiquant, ses idées l’empêchèrent en partie d’être nommé à Paris. Il enseignera à Lille puis à Bordeaux.

Après l’homme de droite voici l’homme de gauche.

Paul Langevin (1872-1946) fut un physicien émérite, professeur au Collège de France.

En 1905, on le trouve tour à tour en haut de la Tour Eiffel, en haut de l’Observatoire du Midi, expérimentant les ions de l’atmosphère. Pendant la 1ère guerre mondiale, il met au point l’ancêtre du sonar, permettant la détection des sous-marins ennemis.

Profondément humaniste, il est président de la Ligue des droits de l’homme de 1944 à 1946, avant de s’intéresser à la toute fin de sa vie à l’Enseignement Public, signant la réforme « Langevin-Wallon ».

Continuons notre promenade par la rue Pierre-Simon Laplace (1749-1827) un des principaux scientifiques de l’époque napoléonienne.

Ce fils de cultivateurs normands manoeuvra si habilement à travers les différents régimes politiques qui jalonnèrent sa vie qu’il fut nommé tour à tour ministre de l’Intérieur sous le Consulat, comte sous l’Empire et marquis au retour des Bourbons.

Mathématicien astronome, auteur d’un « traité de mécanique céleste » qui fit longtemps autorité (il fut le premier à concevoir l’existence des trous noirs) il présida en 1816 la commission chargée de réorganiser l’Ecole Polytechnique.

 

A très bientôt...

 

Henry Bessemer ou Paul Langevin ne vous disent rien ? Lisez la suite.